cyber criminalite

YAMOUSSOUKRO (Côte d'Ivoire), 18 novembre -- Le président ivoirien Laurent Gbagbo a proposé mardi une coopération et une législation commune pour lutter contre la cybercriminalité, lors de l'ouverture à Yamoussoukro (centre) de la Conférence régionale africaine contre le fléau.
"La cybercriminalité est une nouvelle forme de délinquance qu'il faut combattre énergiquement", a indiqué le chef de l'Etat ivoirien, avant de marteler qu'il faut se mobiliser contre ce fléau en mettant en place une coopération et une législation commune.
"Préparez donc un texte pour une loi sur la cybercriminalité afin de punir les criminels usant négativement des SMS et Internet", a recommandé le président Gbagbo.
Il a par ailleurs proposé des projets, en décembre prochain à la CEDEAO et en janvier à l'Union africaine (UA), afin de permettre aux magistrats d'avoir des repères réels, fiables, communs et efficaces pour lutter contre la cybercriminalité.
"Une réaction commune s'avère indispensable afin qu'ensemble, l'on puisse juguler le phénomène", a-t-il ajouté.
La Conférence régionale africaine sur la cybersécurité prendra fin jeudi.

 

L'expérience de Michelle

Posted In: . By general owen

Michelle, esthéticienne du Kansas, a eu son premier ordinateur il y a trois ans. Elle s'en servait pour communiquer avec ses anciens amis d'université. Elle recherchait aussi les derniers produits de beauté en ligne, sans jamais rien acheter.Mère célibataire avec deux garçons à charge, Michelle laissait surtout l'ordinateur à ses enfants pour qu'ils fassent des recherches sur des projets scolaires.

L'an dernier, Michelle a remarqué que l'ordinateur était plus lent.En fait, au moment où nous l'avons rencontrée, Michelle et ses enfants n'utilisaient plus l'ordinateur parce que sa lenteur le rendait inutilisable.

A Noël elle avait l'intention d'acheter quelques petits cadeaux pour certains de ses collègues.Elle voulait tout particulièrement trouver des coccinelles pour l'une de ses collègues.Comme elle ne pouvait plus utiliser son ordinateur, elle a emprunté celui de sa grand-mère pour effectuer ses achats.Peu après, elle a constaté que l'ordinateur de sa grand-mère était lent, et a conclu que l'informatique n'était vraiment pas faite pour elle.

Le nouveau compagnon de Michelle, étudiant en sciences informatiques, a cependant deviné immédiatement l'origine du problème lorsqu'elle lui a parlé de la lenteur des ordinateurs : les logiciels espions. Il a téléchargé un programme de détection des logiciels espions et a confirmé son diagnostic.Il lui a fallu plusieurs jours pour rétablir la situation mais il est parvenu à supprimer les logiciels espions des ordinateurs.Il a installé des logiciels antivirus et de sécurité sur l'ordinateur de Michelle et sur celui de sa grand-mère. Elles ont pu de nouveau utiliser Internet.Mais l'histoire ne s'arrête pas là !

Alors que Michelle utilisait l'ordinateur de sa grand-mère, une fenêtre intempestive s'est affichée, indiquant qu'elle avait gagné un prix de 500 $. Il lui suffisait de répondre à quelques questions pour pouvoir bénéficier du prix de 500 $ à dépenser dans un grand magasin local.Michelle a répondu aux questions ; puis on lui a fait savoir qu'elle devait acheter deux articles bon marché avant d'obtenir le prix.Elle a donc commandé les deux articles les moins chers de la liste, a indiqué les informations sur sa carte de crédit puis a essayé de saisir le reste des informations pour bénéficier des 500 $.

Le site Web refusait les informations qu'elle rentrait et elle a fini par abandonner, pensant qu'un message électronique aux responsables du site lui permettrait de clarifier la situation.Elle a envoyé deux messages électroniques restés sans réponse.Sa carte de crédit a été débitée du montant des deux articles bon marché qu'elle avait accepté de commander mais Michelle n'a jamais vu la couleur des 500 $ promis.
Ces cas de figure démontrent que les cybercriminels sont parfaitement capables d'exploiter non seulement la technologie (comme la faille du navigateur de Sandra ou l'absence de logiciel de sécurité de l'ordinateur de Michelle) mais aussi la nature humaine.Les gens ont tendance à croire ce qu'ils voient en ligne et obéissent lorsqu'on leur demande des informations.

 

Posted In: . By general owen


L'expérience de Sandra
Sandra E. travaille dans les ressources humaines dans une petite ville de Miami, en Floride.Elle se sert d'un ordinateur dans le cadre de son travail depuis plus de dix ans.Au travail, son ordinateur est géré par le service informatique de l'entreprise et elle n'a jamais eu aucun problème de sécurité avec son ordinateur.

Elle ne se considère pas comme une néophyte en informatique et estime qu'elle ne risque pas vraiment d'être victime d'une fraude en ligne, pour les raisons suivantes :

* Elle n'achète rien en ligne car elle ne veut pas divulguer d'informations sur sa carte de crédit et ne veut pas que les informations concernant ses achats soient stockées et utilisées pour créer un profil de ses goûts.
* Elle utilise simplement son ordinateur domestique pour envoyer du courrier électronique à ses amis et à sa famille, pour consulter le Web à la recherche d'informations concernant son activité professionnelle et pour gérer ses comptes en ligne une fois par mois sur le site Web de sa banque.
* Il lui arrive occasionnellement de regarder d'autres choses sur Internet.


La situation de Sandra semble assez sûre.

Malheureusement, les apparences sont trompeuses.Au travail, l'été dernier, elle a entendu parler d'une nouvelle faille dans le navigateur Internet Explorer qui était si importante que le service informatique de son entreprise a dû appliquer un correctif d'urgence à tous les ordinateurs.Elle a voulu s'assurer que son ordinateur domestique était aussi protégé et a donc consulté Internet à son retour pour obtenir plus d'informations sur cette faille, et pour savoir si elle était protégée.

Grâce à un moteur de recherche connu, elle a trouvé un site Web qui proposait non seulement des informations sur la faille mais aussi la possibilité de télécharger automatiquement un correctif adapté sur l'ordinateur.Sandra a lu toutes ces informations mais a refusé le téléchargement, car elle avait appris à refuser tout téléchargement en provenance d'une source suspecte. Elle a ensuite consulté le site officiel de Microsoft pour obtenir le correctif.

Quelle erreur a-t-elle commise ?

Malheureusement, du fait que Sandra avait lu des informations sur la vulnérabilité sur le premier site, l'escroc qui avait créé le site Web avait profité du fait que son ordinateur était justement affecté de cette vulnérabilité. En fait, lorsqu'elle a cliqué sur "Non" (pour refuser le téléchargement proposé), un logiciel criminel petit mais puissant était déjà en train de s'installer à son insu.

Ce programme était un programme d'enregistrement de frappes de clavier.Au même moment, le créateur du site Web était déjà informé que le programme d'enregistrement de frappes de clavier s'était correctement (et secrètement) installé sur l'ordinateur de Sandra. Le programme était conçu pour enregistrer discrètement toutes les informations tapées à partir du clavier et pour les envoyer au créateur du site Web.Il a fonctionné à merveille, enregistrant tout ce que Sandra tapait (tous les sites Web visités, tous les messages électroniques envoyés) et envoyant ces informations au cybercriminel.

Plus tard ce soir-là, Sandra a consulté son compte bancaire en ligne comme chaque mois.Lorsqu'elle s'est connectée pour consulter son compte bancaire personnel, le programme d'enregistrement de frappes de clavier a également enregistré ces frappes, y compris des informations confidentielles : le nom de sa banque, son ID utilisateur, son mot de passe, les quatre derniers chiffres de son numéro de sécurité sociale et le nom de jeune fille de sa mère. Le système de la banque était sécurisé et toutes les données saisies étaient chiffrées. Nul ne pouvait ainsi intercepter les informations. Cependant, le programme d'enregistrement de frappes de clavier enregistrait les informations en temps réel - pendant la frappe - avant qu'elles ne soient chiffrées ; il était donc capable de contourner la sécurité qui avait été mise en place.

Ce n'était qu'une question de temps avant que le nom de sa banque, son identifiant d'utilisateur et le nom de jeune fille de sa mère ne tombent aux mains du cybercriminel. Ce dernier a ajouté son nom ainsi que toutes les autres informations recueillies à sa longue liste de victimes et l'a vendue à un tiers rencontré sur Internet qui se spécialisait dans l'exploitation d'informations bancaires volées pour effectuer des prélèvements illégaux.Quelques semaines plus tard, lorsque Sandra est allée déposer de l'argent sur son compte, elle a été étonnée de constater que son compte était presque vide.Sandra a été la victime d'un cybercrime.

 

MODE D'EMPLOI

Posted In: . By general owen

·Qui sont-ils ?, comment opèrent-ils ?

« Tu viens de rembourser le prix de la traite négrière que vos ancêtres nous ont infligée ». En pleurs devant son ordinateur muni d’un Webcam (petite caméra qui permet aux internautes de se voir pendant la connexion), Patrick, un Français handicapé à cause d’un accident de travail (la révélation est de lui), vient de recevoir ce message, qui ruine, sans doute, ses espoirs. Croyant avoir affaire à la dulcinée de son rêve, il s’est rendu compte, après avoir été arnaqué à hauteur de 30.000 euros (19.650.000 fcfa), qu’il avait plutôt affaire à des escrocs en ligne. Ceux qu’on appelle des cybercriminels. La majeure partie de son économie, après que son assurance l’eut dédommagé, est tombée dans l’escarcelle de jeunes ivoiriens qui opèrent depuis la Côte d’Ivoire sur Internet. En affichant lors de leur dialogue la photo de Natacha, une plantureuse africaine aux courbes salivantes sur l’écran de l’ordinateur, ces jeunes ont su attirer la sympathie de Patrick, avant de le piéger. Patrick fait partie de ces « Blancs », en quête de femme sur Internet, et qui finissent par se faire « détrousser » par de jeunes ivoiriens. L’arnaque sur la toile mondiale est devenue une véritable mafia en Côte d’Ivoire. La quasi-totalité des cybercafés sont devenus des repères de cybercriminels qui, à partir de l’Internet, grugent de nombreux Européens. Et le fruit de leur vol se chiffre à des millions, voire des centaines de millions par jour, si l’on s’en tient aux transactions financières opérées par ces escrocs. C’est ce qu’on appelle la cybercriminalité. Selon Dimba Traoré, expert en Ntic, lors d’une interview accordée à Fraternité matin du 18 juin 2007, la cybercriminalité est l’ensemble des délits commis contre les systèmes d’informations, et aussi l’ensemble des crimes commis en utilisant l’informatique et l’Internet. « La cybercriminalité a deux aspects : c’est tout ce qui est crime contre les systèmes d’information. Et toutes sortes de crimes commis par l’utilisation des systèmes d’informations », indiquait-il. Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire, par la faute des cybercriminels, est devenue un pays à haut risque. Comme l’illustre d’ailleurs plusieurs commissions rogatoires dont la dernière est celle des Belges, récemment arrivés sur les bords de la lagune ebrié pour des enquêtes. Les escrocs utilisent des méthodes aussi ingénieuses qu’inimaginables pour se faire de l’argent.

 

ENQUETE : ARNAQUE PAR INTERNET

Posted In: . By general owen

Qu'est-ce que la cybercriminalité ?

La cybercriminalité, c'est l'ensemble des infractions pénales qui se commettent sur le réseau Internet.

Sur Internet, vous pouvez être victime de :

- fraude à la carte bleue (utilisation par autrui sans votre consentement).
- vente par petites annonces ou aux enchères d'objets volés ou encaissement de votre paiement sans livraison de votre marchandise.
- diffusion d'images pédophiles, de méthodes pour se suicider, de recettes d'explosifs ou d'injures raciales.
-diffusion auprès de vos enfants de photographies pornographiques ou violentes.